Le biais cognitif d’ancrage mental

Il s’agit du biais le plus courant et aussi d’un des biais les plus faciles à comprendre. C’est l’influence laissée par la première impression d’une personne, d’un évènement, d’un prix, etc. et qui empêche le plus souvent de prendre une décision en tenant compte des autres éléments importants.

L’ancrage mental est un biais cognitif très puissant. Il s’appuie sur la façon dont les mémoires sont fabriquées dans notre cerveau pour persister. A chaque fois que l’on se souvient d’une mémoire, la mémoire à proprement parler se renforce (la liaison neuronale devient plus forte).

Donc plus on laisse de temps passer entre un ancrage et la tentative de s’en défaire, plus il devient ensuite difficile de s’en défaire.

 

Reconnaitre ce biais cognitif

Il est difficile de s’en rendre compte soi-même. Souvent la plupart des gens autour de nous désignent un ancrage comme une « rigidité d’esprit » (voir avec des œillères) ou un manque de volonté de prendre en compte des informations complémentaires.

Comme expliqué ci-dessus l’ancrage mental se renforce avec le temps et plus on laisse un ancrage se renforcer plus il deviendra difficile de s’en défaire. Il est donc nécessaire afin de prendre des décisions plus logiques de scruter régulièrement sa façon de penser pour éliminer les ancrages les plus évidents.

Un exemple très évident d’ancrage est, en bourse lorsqu’une action vaut un certain prix, que l’on achète cette action puis que son cours chute. Si on sait que le cours de l’action continuera de chuter, alors la décision la plus rationnelle est de vendre cette action le plus tôt possible pour limiter ses pertes.

Mais beaucoup d’investisseurs commettent l’erreur de conserver cette action en attendant qu’elle revienne au prix qui est ancré dans leur mémoire (le prix initial). C’est absurde… et c’est aussi très courant !

Il ne faut pas confondre le biais cognitif d’ancrage mental, qui est un processus cognitif (réfléchi), avec le biais émotionnel d’ancrage qui lui est un processus émotionnel (donc spontané et non réfléchi). On peut très bien être soumis à un ancrage mental tout en étant maitre de ses émotions.

 

Biais proche de l’ancrage mental

Ne pas chercher plus d’informations : biais de disponibilité lien tk

Ne pas accepter les nouvelles informations : dissonance cognitive lien tk

Ne pas vouloir accepter de nouvelles informations : Statu Quo lien tk

 

Divers

Autres noms donnés à ce biais : biais de focalisation, biais de fixation mentale, biais de point de départ, biais d’empreinte

Nom de ce biais en anglais : anchoring bias, focalisation bias,

Ne pas confondre avec : le biais d’appariement, le biais de primauté, l’ancrage en programmation neurolinguistique

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